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Le circuit de branchement d'une VMC part du tableau électrique et va jusqu'au bornier du caisson, en passant par une protection adaptée. Le choix de la section de câble et du disjoncteur, le câblage de l'interrupteur deux vitesses et le repérage des fils en dépendent, tout comme les règles de sécurité et les normes à respecter avant la mise sous tension.

Quel circuit prévoir pour le branchement d'une VMC ?

Dans un logement neuf, le branchement d'une VMC suit un principe simple : un circuit réservé au caisson, protégé au tableau et raccordé directement à son bornier. Ce départ conditionne ensuite le choix du câble et des protections.

Raccord électrique d’un caisson VMC fixé sur une montant en bois dans une charpente, avec câblage passé dans une goulotte.

Un départ dédié depuis le tableau

Une VMC résidentielle classique fonctionne en 230 V monophasé. Dans une installation neuve, elle dispose de son propre circuit, sans partage avec l'éclairage ou les prises. Le courant suit alors ce trajet :

  • Le tableau électrique : il constitue le point de départ du circuit.
  • La protection différentielle : elle couvre l'installation en amont du départ VMC.
  • Le disjoncteur VMC : il protège uniquement ce circuit.
  • Les conducteurs d'alimentation : ils relient ce disjoncteur au bornier du caisson.

La faible consommation d'un caisson n'autorise pas à le brancher sur le disjoncteur de l'éclairage. Dans une installation neuve, le circuit dédié et sa protection restent obligatoires, quelle que soit la puissance du moteur.

Quelle section de câble et quel disjoncteur ?

La configuration courante associe des conducteurs en cuivre d'au moins 1,5 mm² à un disjoncteur de 2 A. Dans certains cas particuliers, la protection d'un circuit en 1,5 mm² peut aller jusqu'à 16 A, selon l'équipement et ses prescriptions. Cette exception ne remplace pas la configuration usuelle.

Passer à 2,5 mm² ne se justifie pas du seul fait qu'il s'agit d'une VMC. Cette section se choisit lorsque la longueur de la liaison, la chute de tension ou les caractéristiques du matériel l'exigent : vérifiez ces trois points avant de commander le câble.

ÉlémentConfiguration couranteCas particulier
Section du cuivre1,5 mm² minimum2,5 mm² selon la longueur, la chute de tension ou le matériel
Calibre du disjoncteur2 AJusqu'à 16 A en 1,5 mm², selon l'équipement
Protection différentielle30 mA, type AC courantSelon l'installation et la notice

Le rôle des protections électriques

Le circuit VMC se place sous une protection différentielle de 30 mA. Le type AC convient couramment à une VMC classique, sous réserve des caractéristiques de l'installation et de la notice du fabricant. Les deux appareils n'ont pas la même fonction : le disjoncteur coupe en cas de surintensité, le différentiel réagit à un courant de défaut à la terre pour protéger les personnes.

À l'inverse d'une idée répandue, le calibre du disjoncteur n'indique pas la consommation du moteur. Le calcul 230 V × 2 A = 460 watts donne une limite de protection, pas une méthode de dimensionnement de ce moteur.

Comment câbler la commande des vitesses ?

La commande d'une VMC à deux vitesses choisit un régime de fonctionnement. Elle ne sert pas à couper l'appareil. Son câblage relie la phase aux entrées de vitesse du moteur, selon un schéma qui varie d'un caisson à l'autre.

Disjoncteur ou interrupteur et moteur avec câblage montrant les fils phase, petite vitesse et grande vitesse connectés à la

Petite et grande vitesse, sans arrêt quotidien

Sur une VMC simple flux autoréglable à deux vitesses, la petite vitesse assure le fonctionnement courant. La grande vitesse augmente le débit, notamment pendant la cuisson. L'interrupteur PV/GV sélectionne donc une vitesse, sans arrêter la ventilation, qui reste permanente pour les systèmes concernés. Lorsque le fabricant le prévoit, une minuterie active temporairement la grande vitesse puis revient en petite vitesse : elle ne coupe pas l'alimentation chaque nuit.

Le schéma d'un inverseur PV/GV

Dans un exemple de câblage à deux vitesses, la phase arrive sur la borne commune L de l'inverseur. Ses sorties 1 et 2 alimentent respectivement l'entrée PV et l'entrée GV du moteur. Le neutre et, si le moteur la requiert, la terre restent raccordés directement au caisson : la commande ne les remplace pas.

Un inverseur PV/GV n'alimente jamais les deux entrées de vitesse en même temps, sauf disposition expressément prévue par le fabricant. Choisissez donc un véritable inverseur, et non deux interrupteurs indépendants qui permettraient de fermer les deux sorties.

Le schéma convient-il à chaque VMC ?

Ce schéma reste un exemple : il n'existe pas de brochage universel L/N/PV/GV. Le nombre de fils et l'emplacement des bornes dépendent de la référence du caisson et de sa notice. Une VMC à une vitesse peut se contenter d'une alimentation permanente, sans aucune commande.

Une VMC hygroréglable, qui adapte son débit à l'humidité, peut aussi se passer d'inverseur PV/GV traditionnel. Certaines commandes d'hygrostats et de boutons-poussoirs fonctionnent en très basse tension de sécurité de 12 V. Elles ne se câblent pas comme un inverseur en 230 V : suivez le schéma imprimé dans la notice du modèle.

Comment raccorder les fils au bornier du caisson ?

Le bornier du caisson reçoit l'alimentation et, selon le modèle, les retours de commande. La conformité se joue sur l'identification exacte de chaque conducteur avant de le serrer dans sa borne.

Identifier phase, neutre et terre

Sur un circuit monophasé, chaque repère du bornier correspond à une fonction précise. Les couleurs des conducteurs suivent elles aussi une convention :

  • L, la phase : son conducteur peut notamment être marron, noir ou rouge.
  • N, le neutre : le bleu clair lui est réservé.
  • PE, la protection : le vert/jaune lui est réservé, lorsqu'une borne de terre existe.
  • PV et GV, les retours de commande : leur couleur ne suffit pas à les distinguer.

Dans une installation ancienne, la couleur seule n'identifie pas sûrement un conducteur. Repérez les retours PV et GV d'après les bornes, la notice et un marquage posé à chaque extrémité. Un fil bleu ou vert/jaune ne se réaffecte jamais à une commande, même faute d'autre conducteur disponible.

Raccorder selon la classe du caisson

Un caisson de classe I possède une borne de terre. Le conducteur vert/jaune s'y raccorde systématiquement.

Un appareil de classe II porte le symbole de double isolation, deux carrés emboîtés. Son moteur ne demande pas de raccordement à la terre. Vérifiez néanmoins la classe indiquée sur la plaque et dans la notice avant de laisser le conducteur de protection en attente.

Une fois les conducteurs en place, maintenez-les et serrez les bornes selon la notice. L'entrée de câble doit être correctement réalisée et le capot refermé, sans cuivre nu excessif apparent.

Contrôler le branchement et les vitesses

Le contrôle commence au tableau, puis se poursuit à la mise sous tension du caisson. Pour une VMC à deux vitesses, vérifiez ces points dans l'ordre :

  • Le départ dédié : il est bien réservé à la VMC.
  • Le repérage du circuit : il est lisible au tableau, sans mélange avec les conducteurs d'un autre circuit.
  • Le démarrage en petite vitesse : le moteur tourne dès la mise sous tension.
  • Le passage en grande vitesse puis le retour : la commande bascule dans les deux sens.

Si la VMC ne démarre pas ou si une seule vitesse fonctionne, le diagnostic distingue l'alimentation, la commande, la liaison et le moteur, en suivant la notice. Ne permutez pas les fils au hasard. N'augmentez pas non plus arbitrairement le calibre du disjoncteur s'il déclenche.

Quelles règles respecter avant de raccorder une VMC ?

Le raccordement électrique d'une VMC engage la sécurité des personnes et la conformité du logement. Trois cadres se superposent : la coupure avant intervention, les normes électriques et la distinction entre câblage et ventilation.

Sécuriser toute intervention électrique

Avant d'ouvrir le caisson, intervenez toujours hors tension, en suivant cet ordre :

  • Identifier et couper le circuit : le disjoncteur VMC se repère au tableau.
  • Empêcher une remise sous tension : un verrouillage s'impose si nécessaire.
  • Vérifier l'absence de tension : le contrôle se fait avec un moyen approprié.

La même coupure précède l'entretien du caisson ou d'une bouche. Certaines notices exigent une coupure omnipolaire, avec une ouverture des contacts d'au moins 3 mm. Sous 230 V, le risque d'électrocution et d'incendie justifie l'appel à un professionnel en cas de doute. En milieu professionnel, ces opérations relèvent d'une habilitation adaptée selon la NF C 18-510.

Situer les normes applicables

La série NF C 15-100 encadre le raccordement électrique dans le logement, notamment par la NF C 15-100-10. Sa révision d'août 2024 comprend 20 normes. Selon CONSUEL, elle constitue la norme de raccordement pour une VMC dans les projets dont la date de référence est postérieure au 31 août 2025.

L'arrêté du 3 août 2016 prévoit une présomption de conformité par référence aux normes NF C 15-100 et NF C 14-100. L'évolution d'une norme n'impose pas pour autant la réfection intégrale d'une installation ancienne : la mise en sécurité de l'existant se distingue de la mise en conformité d'une rénovation.

Côté ventilation, l'arrêté du 24 mars 1982 prévoit une aération générale et permanente du logement. Le NF DTU 68.3 traite le dimensionnement et la mise en œuvre du réseau, tandis que le schéma électrique reste propre au fabricant.

Distinguer branchement, dimensionnement et attestation

Un caisson correctement alimenté ne garantit pas une ventilation bien dimensionnée. Pour un projet soumis à la RE2020, l'étude du réseau examine les débits, le tracé de chaque gaine et les pertes de charge, comme le détaille le dimensionnement de la ventilation en RE2020. Vmc-conforme fournit des notes de calcul et des plans de réseaux annotés selon les formules d'étude de ventilation mécanique choisies.

Le calculateur de débits VMC de Vmc-conforme donne des valeurs de référence selon les pièces principales et de service, sans dimensionner le réseau ni vérifier les débits aux bouches. Depuis le 1er janvier 2025, l'article D342-19 du Code de l'énergie prévoit une attestation de conformité pour une installation nouvelle raccordée au réseau public ou une rénovation totale mise hors tension par le distributeur. Le simple remplacement d'un caisson n'y est pas systématiquement soumis.

Foire aux questions

Où installer l'interrupteur deux vitesses d'une VMC dans une salle de bains ?

Dans une salle de bains, l'interrupteur deux vitesses doit respecter les volumes de sécurité et les distances applicables par rapport aux points d'eau. Vérifiez son emplacement avant de tirer les conducteurs de commande.

Une commande radio dispense-t-elle de câbler la VMC ?

Une commande radio peut piloter un module raccordé au moteur sans tirer de nouveaux fils jusqu'au point de commande. Le caisson reste toutefois alimenté électriquement par son circuit : une commande sans fil ne supprime pas l'alimentation du groupe.

Comment savoir quelle version de la NF C 15-100 s'applique à son projet de VMC ?

Selon CONSUEL, la version applicable se détermine notamment par la date du dépôt de permis, de la déclaration préalable, de la signature du marché ou de l'accusé de réception de commande. Lorsque cette date est postérieure au 31 août 2025, la série révisée d'août 2024, qui compte 20 normes, s'applique.