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Cet article compare la VMC hygroréglable de type A ou B selon plusieurs critères : fonctionnement des entrées d’air, performances énergétiques, coût et adaptation au projet.

Le fonctionnement d’une VMC hygro A ou B

Les deux variantes de la ventilation mécanique contrôlée hygroréglable reposent sur une extraction dont le débit varie selon l’humidité ambiante. La différence porte sur les entrées d’air des pièces principales : les bouches d’extraction restent hygroréglables dans les deux systèmes. Le guide de la VMC hygroréglable de type A ou B détaille ces configurations.

Deux moteurs VMC hygroréglables, ouverts dans des murs, montrant les mécanismes et lames à l’intérieur pour comparer leur fonctionnement. vmc hygroréglable type a ou b.

Le principe d’une VMC hygroréglable

Une VMC simple flux hygroréglable, également désignée comme VMC hygroréglable ou hygrovariable, adapte ses débits à l’humidité intérieure. À l’inverse, une VMC autoréglable conserve le débit défini lors de l’installation. Ce fonctionnement à débit variable limite la surventilation des pièces sèches et renforce l’extraction lorsque l’humidité augmente. La régulation vise couramment une hygrométrie comprise entre 40 et 60 % : sous ce seuil, le système ralentit; au-dessus, il accélère.

  • Détection hygrosensible : la mesure peut être électronique ou passive, au moyen d’une membrane en polyamide qui se déforme selon la teneur en vapeur d’eau.
  • Ouverture progressive des bouches : lorsque l’humidité augmente, les bouches d’extraction hygroréglables s’ouvrent davantage pour évacuer l’ air vicié.
  • Refermeture partielle : lorsque l’air s’assèche, les bouches réduisent leur ouverture et limitent les pertes thermiques liées à l’extraction.

Vérifiez que les débits mesurés sur chantier correspondent aux valeurs indiquées dans le dossier technique. Les informations consacrées aux VMC hygroréglable de type A ou B précisent le cadre réglementaire applicable.

Ce qui distingue les types A et B

La différence entre les types de VMC hygroréglables concerne exclusivement les entrées d’air des pièces principales. En VMC hygro A, les entrées d’air autoréglables fournissent un débit fixé lors de la pose, sans tenir compte de l’humidité de la pièce. Le débit d’air extrait dans les pièces de service varie toutefois selon l’humidité détectée par les bouches. Pour comparer cette solution avec une ventilation bi-flux, le guide des VMC hygroréglables de type A ou B présente les principes de chaque système.

  • Entrées d’air de type A : grilles autoréglables à débit constant, réglées lors de la pose et insensibles à l’humidité des pièces de vie.
  • Entrées d’air de type B : entrées d’air hygroréglables dont l’ouverture s’ajuste selon l’humidité ambiante. Elles assurent une double modulation avec les bouches d’extraction.
  • Bouches d’extraction : hygroréglables dans les deux variantes, elles modulent le débit en cuisine, en salle de bains et dans les WC selon l’humidité locale.
  • Identification d’une installation existante : une grille non modulante indique généralement un type A; une membrane hygrosensible ou un capteur sur l’entrée d’air caractérise un type B.

En pratique sur le chantier, l’observation des entrées d’air des pièces de vie permet d’identifier le système sans démonter le caisson ni les bouches.

CaractéristiqueVMC hygro AVMC hygro B
Entrées d’airAutoréglables (débit fixe)Hygroréglables (débit variable)
Bouches d’extractionHygroréglablesHygroréglables
ModulationExtraction seuleExtraction + admission
Coût d’une entrée d’air5 à 10 € HT30 à 70 € HT
Contexte réglementaireRénovation sans RE2020Neuf RE2020 / rénovation lourde

Performances des VMC hygro A et B

Comparer ces deux variantes consiste à mesurer l'effet de la modulation des entrées d'air sur le chauffage et la qualité de l'air intérieur. Une VMC simple flux hygroréglable limite déjà la surventilation par rapport à un système autoréglable. La différence tient ensuite à la capacité du dispositif à ajuster aussi l'admission d'air extérieur froid.

Schéma comparatif d’un système VMC hygroréglable type A ou B dans une maison, montrant les entrées et sorties d’air, les flux d’air et l’installation domotique associée.

Atouts et limites de la VMC hygro A

Une VMC hygroréglable de type A ou B doit respecter les débits minimaux de l'arrêté du 24 mars 1982, encadrés par le NF DTU 68.3, référence associée à la norme de débit VMC simple flux hygroréglable : 75 m³/h pour un logement d'une pièce, 105 m³/h pour trois pièces et 135 m³/h pour cinq pièces ou plus. Avec une VMC hygro A, ces valeurs se vérifient aux bouches d'extraction, tandis que les entrées d'air restent fixes.

  • Économies modérées : seules les bouches d'extraction se modulent dans les pièces de service; les entrées d'air conservent un débit constant, même lorsque le logement est peu occupé.
  • Coût d'installation réduit : une entrée d'air de type A coûte en moyenne 5 à 10 € hors pose, contre 30 à 70 € pour une entrée d'air hygroréglable de type B.
  • Apports d'air froid non régulés : en hiver, les grilles autoréglables laissent entrer l'air extérieur de façon constante. Des courants d'air peuvent alors apparaître dans les pièces mal isolées.
  • Compatibilité avec la rénovation : le type A convient aux bâtiments anciens, aux logements collectifs et aux projets sans exigence RE2020 lorsque les travaux de modification restent limités.

La VMC hygro A apporte toutefois un progrès par rapport à une VMC autoréglable : ses bouches d'extraction réduisent automatiquement le débit d'air extrait lorsque l'air intérieur est sec. Les déperditions thermiques diminuent ainsi sans réglage manuel. Vérifiez le débit effectif des bouches lors de la mise en service afin de confirmer que la régulation fonctionne dans la plage prévue.

Pourquoi la VMC hygro B économise plus

La double modulation d'une VMC hygro B agit sur l'extraction et sur l'admission. Elle limite l'arrivée d'air extérieur froid lorsque l'humidité et l'occupation sont faibles, ce qui réduit les besoins de chauffage en hiver. Une VMC hygroréglable peut atteindre jusqu'à 58 % d'économie d'énergie par rapport à un système autoréglable équivalent, le gain étant généralement plus marqué avec un type B. Le choix entre une VMC hygroréglable et une VMI dépend du bâti et de la réglementation, la VMI ne constituant pas une ventilation générale au sens du DTU 68.3.

La VMC hygro B consomme entre 40 et 80 kWh par an, soit moins de 15 € annuels selon le moteur et la durée de fonctionnement. Son investissement initial est supérieur à celui d'un type A, principalement à cause du prix des entrées d'air hygroréglables.

Face à une VMC double flux

Les systèmes hygroréglables de type A et B appartiennent à la famille de la VMC simple flux. Les systèmes hygroréglables de type A et B n'intègrent pas d'échangeur thermique : la chaleur de l'air extrait est perdue. À l'inverse, une VMC double flux hygroréglable possède deux circuits d'air et un échangeur : les économies de chauffage peuvent être supérieures, mais le réseau de gaines et le coût d'installation sont plus importants. La VMC simple flux hygroréglable reste plus facile à poser, notamment en rénovation lorsqu'un second réseau de soufflage est difficile à intégrer.

Les systèmes hygroréglables réagissent à la vapeur d'eau, pas directement aux polluants chimiques ou particulaires. En l'absence d'occupants, les débits peuvent donc être ponctuellement insuffisants pour diluer certains polluants; ce point doit être étudié lors du dimensionnement. Les deux variantes limitent néanmoins les risques de condensation et de moisissures en renforçant l'extraction lors des pics d'humidité, après une douche ou pendant la cuisson.

Choisir une VMC hygro A ou B

Choisir une VMC hygro adaptée suppose de croiser le type de projet (rénovation ou construction neuve) avec les exigences réglementaires et les objectifs de performance énergétique. La cohérence entre la variante déclarée et les composants installés conditionne souvent l'acceptation du dossier.

Quel système selon votre projet

Le choix dépend d'abord du type de VMC hygro compatible avec le permis de construire. Une VMC à double flux hygroréglable peut être envisagée lorsque les exigences de la RE2020 ne sont pas satisfaites par une VMC simple flux, notamment dans les logements très bien isolés où les apports solaires et internes couvrent une part importante des besoins. Dans les autres cas, une VMC hygro A ou B reste adaptée à la majorité des projets résidentiels.

  • VMC hygro A en rénovation : elle convient aux bâtiments anciens, aux logements collectifs et aux budgets contraints lorsque la réglementation applicable ne relève pas de la RE2020.
  • VMC hygro B en neuf : elle est retenue pour les constructions neuves soumises à la RE2020, avec un permis de construire déposé depuis le 1er janvier 2022, ainsi que pour les rénovations lourdes visant un gain énergétique marqué.
  • Identification de l'existant : examinez les entrées d'air des pièces de vie. Une grille fixe indique généralement un type A, tandis qu'une membrane hygrosensible ou un capteur intégré caractérise un type B.

En rénovation, une VMC hygroréglable peut bénéficier des aides CEE si l'entreprise est qualifiée RGE et si une note de calcul justifie les débits retenus. Transmettez ce document à l'organisme financeur avant le chantier afin de sécuriser l'aide et de limiter les demandes de complément après les travaux.

Débits réglementaires et conformité

La norme NF DTU 68.3 d'avril 2017 encadre la conception et le dimensionnement d'une installation hygroréglable, complétée par le CPT 3615 V4 pour adapter les débits aux variations d'hygrométrie. L'arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits minimaux selon le nombre de pièces : 75 m³/h pour un T1, 105 m³/h pour un T3, 135 m³/h pour un T5 ou plus. Les vitesses maximales sont également plafonnées : 4 m/s en logement, 5 m/s en conduit vertical, 6 m/s en conduit horizontal. À vérifier en priorité à la réception. La consommation des ventilateurs doit se situer entre 0,25 et 0,4 Wh/m³. Vérifiez ces valeurs à la réception, quelle que soit la variante choisie entre la VMC hygroréglable type A ou type B.

Entretien et étude de dimensionnement

L'entretien est similaire pour les types A et B : nettoyez chaque année les entrées d'air et les bouches d'extraction, puis contrôlez le moteur tous les deux à trois ans. Les capteurs hygrosensibles restent sensibles à l'encrassement : des bouches obstruées par la poussière peuvent faire dériver la régulation et la faire sortir de la plage cible, comprise entre 40 et 60 % d'hygrométrie.

Une VMC récente consomme entre 20 et 100 W, pour un coût annuel généralement compris entre 50 et 60 €. Associez cet entretien à une étude de dimensionnement établie par un bureau d'études. La durée de vie d'une VMC atteint 15 à 20 ans sous réserve que les intervalles de maintenance soient respectés.

Foire aux questions

Quelle est la différence entre une VMC hygro A et une VMC hygro B ?

La différence entre une VMC hygro A et une VMC hygro B concerne les entrées d'air des pièces de vie. En type A, elles sont autoréglables : leur débit, fixé lors de la pose, ne varie pas avec l'humidité. En type B, les entrées d'air hygroréglables modulent leur ouverture selon le taux d'humidité mesuré dans chaque pièce principale. Dans les deux configurations, les bouches d'extraction sont hygroréglables. Cette modulation supplémentaire du type B limite les entrées d'air froid en hiver et peut réduire davantage les besoins de chauffage. Le type A convient notamment à une rénovation courante, tandis que le type B est davantage associé à une construction neuve sous RE2020 ou à une rénovation lourde, selon le cadre réglementaire du projet.

Quels sont les inconvénients d'une VMC hygroréglable de type B ?

Une VMC hygroréglable de type B coûte généralement plus cher à l'achat et à l'installation qu'un type A. Une entrée d'air hygroréglable coûte environ 30 €, certains modèles atteignant 70 € hors pose, contre 5 à 10 € pour une entrée autoréglable. Les capteurs hygrosensibles intégrés aux entrées d'air hygroréglables et aux bouches peuvent s'encrasser : un nettoyage annuel est nécessaire pour préserver la précision de la régulation.

Comme toute installation de vmc simple flux, elle ne récupère pas la chaleur de l'air extrait et ne filtre pas les polluants chimiques ou particulaires. En l'absence d'occupants, ses débits peuvent aussi devenir ponctuellement insuffisants pour diluer certains polluants intérieurs. Ce point doit être intégré au dimensionnement.

Comment savoir si une VMC est de type A ou de type B ?

Examinez d'abord les entrées d'air des pièces de vie, comme le séjour et les chambres. Les bouches d'extraction situées en cuisine ou dans la salle de bains ne permettent pas, à elles seules, de distinguer les deux types. Une grille sans membrane visible, délivrant un débit constant, indique généralement une VMC hygro de type A. À l'inverse, une membrane hygrosensible, un mécanisme à tresse en nylon ou un capteur intégré à la grille caractérise un type B.

En cas de doute, consultez l'étiquette de la grille ou le dossier technique remis lors de l'installation. La référence du fabricant y figure généralement. Un bureau d'études peut également confirmer le type lors d'une visite de contrôle ou à partir des plans de réseau annotés fournis à la livraison du logement.